Histoire de faire plus ample connaissance, voici un article sur ma profession d'infirmière diplômée d'Etat (I.D.E.). J'ai été dilômée en 1991, après 3 ans 1/2 d'études. Puis, j'ai bossé en tant qu'intérimaire (par choix personnel), pendant 2 ans 1/2, histoire de diversifier mes connaissances sur ma profession. Cela m'a permis de découvrir la psychiatrie, la pédiatrie, le travail en entreprise, au bloc opératoire, en clinique privée, dans des établissements publics... Un enrichissement personnel formidable, même si enchainer les missions , c'était parfois stressant. Et puis, suite à une période de chômage de quelques semaines, j'ai postulé avec succès dans un petit hopital général, en janvier 1994. En 1997, ce petit établissement de banlieue a dû fusionner avec le C.H.U. d'une grande ville normande.
Non, devenir une I.D.E., pour moi, n'a jamais été une vocation. J'ai comme beaucoup de petites filles voulu être maîtresse d'école (quelle originalité !!!), puis vendeuse , et suite à une longue période de flou, je me suis tournée vers le paramédical-social. Je pense que c'est dans ma nature de vouloir aider les autres(moralement ou matériellement), les réconforter, soutenir les personnes en détresse, soulager leur douleur .... Et puis, le côté relations humaines, communiquer et échanger avec les autres était indipensable.
J'ai donc envisagé plusieurs possibilité comme sage-femme (mais recalée au concours), laborantine, manipulatrice radiologique, éducatrice spécialisée pour jeunes enfants, assistante sociale et enfin I.D.E.
Le concours passé avec succès (merci Sylvie pour les révisions), le bacc en poche, c'était parti pour plus de 3 ans d'études, avec alternance de cours théoriques et de stages pratiques; L'avantage c'est que dès le début de la formation, on est confronté au monde du travail, à la maladie et la mort , au travail en équipe ...
Mettons fin à une idée reçue. Non, l'infirmière n'est pas la "REINE DES PIQURES" !!! Mais non, son rôle va bien au-delà de ça.... Elle sait aussi parler , masser, faire de la prévention, caliner les plus petits, soutenir moralement....Elle sait donc être douce (entre deux prises de sang. Hihihii!!!).
Deuxième idée reçue à abandonner : non les médecins hospitaliers ne ressemblent pas tous à Dr Mamours, ni au Dr House non plus d'ailleurs.
Mais, j'aime mon métier !!! Et je suis sûre d'avoir fait le bon choix en devenant I.D.E., même si parfois les conditions de travail ne sont pas toujours idylliques .En effet, il faut apprendre à travailler en équipe, avec différents soignants, en horaire décalés (6H15-13H51 / 13H09-20H45) voire faire des remplacements de nuit. Il y a aussi le travail le week-end (1 sur 2 , ça revient très vite), et puis il y a aussi les rappels les jours de repos pour revenir travailler car il manque du personnel ...
Et comme la vie n'est pas un long fleuve tranquille, j'ai choisi de partager mon existence avec un infirmier, histoire de compliquer encore un peu les choses. Mais on arrive pas trop mal à tout gérer finalement.
Voilà donc ma vie d'I.D.E., je pense que dans un prochain article, je vous expliquerais ce que c'est que d'être infirmière dans un service de médecine auprès des personnes âgées.... A +